vendredi 25 octobre 2013

On ne joue pas avec la mort, de Emily St John Mandel

Le premier roman d’Emily St John Mandel m’avait intéressé sans totalement m'emporter. La faute à une deuxième partie qui m’avait semblé un tantinet longue et redondante. Cette fois par contre, pas de pinaillage, « On ne joue pas avec la mort » est vraiment très bon, de la première à la dernière page. 
Il y a presque deux romans en un tant la première et la seconde partie sont différentes. Au début, on rencontre Anton, cadre dans une grosse boîte new-yorkaise. Sans bien que l’on sache pourquoi, l’employé se fait mettre au placard et pendant toute cette partie, on baigne dans un climat de thriller paranoïaque façon « Homeland » en essayant de savoir si l’on doit, ou non, faire confiance à notre héros. Ensuite, on change d’ambiance en se déplaçant sur la côté d’une île italienne où Anton (je ne dirai pas pourquoi) va passer de nombreuses journées à attendre un mystérieux rendez-vous.
Dis comme ça, j’ai bien conscience que l’histoire a l’air sans queue ni tête. Pourtant tout fonctionne et la construction est parfaitement maîtrisée. Le gros plus du bouquin c’est son ambiance totalement envoûtante. Difficile à classer – on pourrait peut-être parler de thriller introspectif – « On ne joue pas avec la mort » confirme le talent et l’originalité de cette auteure canadienne.


On ne joue pas avec la mort, de Emily St John Mandel, traduit de l'anglais (Canada) par Gérard de Chergé, Ed. Rivages/Thriller, 304 pages.

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