lundi 19 novembre 2012

Le Carcan, de Bill Pronzini


Je suis tombé sur le nom de Bill Pronzini grâce à la revue 813. Je ne connaissais pas du tout cet auteur américain qui a fait les belles heures de la Série Noire dans les années 70 et 80 mais dont les traductions françaises ont brutalement cessé au début des années 90. Dommage, d’autant que l’auteur continue aujourd’hui encore à sortir des livres aux USA (une bonne cinquantaine au compteur). Une trentaine de ses livres s’inscrit dans une série, initiée en 1971, qui met en scène le détective sans nom « Nameless ». Ecrit en 1988, « Le Carcan » en fait partie.
Le point de départ du roman est aussi simple que machiavélique : Nameless est enlevé par un inconnu, enchaîné dans un chalet isolé et laissé à l’abandon, sans explication, avec juste un peu de nourriture pour tenir 13 semaines environ. Une grande partie de l’histoire se déroule donc en huis clos avec un Nameless cherchant à comprendre pourquoi il se trouve dans cette situation tout en tentant de trouver un moyen de s’évader. Le récit est vraiment bien construit, extrêmement prenant sans jouer pour autant sur de multiples rebondissements. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Pronzini et son héros est très attachant. Voilà qui me laisse penser que j’y reviendrai. J’ai déjà noté quelques titres qui s’annoncent prometteurs.

Le Carcan, de Bill Pronzini, traduit de l’anglais (USA) par Noël Chassériau, Ed. Galimard Série Noire, 270 pages

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