lundi 30 juillet 2012

Glacé, de Bernard Minier

« Glacé » est un thriller efficace, très cinématographique dans sa narration (on pense pas mal à Grangé, d’ailleurs il n’est pas rare que des images des « Rivières pourpres » ou du « Silence des agneaux » nous viennent en tête durant la lecture). Certes, l’intrigue n’est pas novatrice (une série de meurtres frappe une petite ville des Pyrénées. La particularité de cette ville étant qu’elle abrite un asile psychiatrique où sont détenus pas moins que les pires serial killers d’Europe)… mais bon, ça se lit bien, c’est prenant et même si le livre aurait gagné à être un peu plus court, il n’y a pas véritablement de grosses longueurs. Voilà, pas le thriller de l’année, mais une bonne lecture de détente. 

Dans le même genre :
Les Rivières pourpres, de Jean-Christophe Grangé

mercredi 25 juillet 2012

Petits meurtres à Manhattan, de Jason Starr


Encore un polar de Jason Starr, parce que Jason Starr, n’ayons pas peur de trop le rappeler, c’est bien ! « Petits meurtres à Manhattan » (« True Caller ») est son deuxième roman, publié en 2000. Contrairement aux trois autres livres de Starr que j’ai pu lire, l’histoire ne se concentre pas sur un seul personnage mais sur plusieurs, en l’occurrence deux couples qui ont suivi des trajectoires différentes. Leurs points communs : les deux femmes qui sont amies depuis le lycée. Leurs points de dissemblances : les maris. L’un n’a pas de job stable et passe son temps à dilapider ses quelques sous aux courses hippiques, l’autre poursuit une brillante carrière de directeur de marketing. Bien entendu les frottements entre les deux ne se feront pas sans étincelles. Certes, Jason Starr a tendance à toujours écrire un peu le même bouquin, mais il le fait tellement bien qu’on n’a pas envie qu’il change quoi que ce soit. J’aime particulièrement la façon qu’il a de pousser ses personnages à prendre toujours les pires décisions. Un petit humour cruel qu’il cultive jusqu’au dénouement, particulièrement amoral, qui tranche net avec les happy end qu’on a trop tendance à nous servir.

Dans le même genre :
Un autre Jason Starr

vendredi 13 juillet 2012

Simple comme un coup de fil,de Jason Starr


« Simple comme un coup de fil » (Cold caller) est le premier roman de Jason Starr, publié en 1998. L’histoire de Bill Moss, new-yorkais trentenaire, ancien pubeux contraint depuis deux ans de bosser en tant que télé-marketeur dans un centre d’appel où il subit toute sorte de frustrations et d’humiliations. Evidemment, un jour Bill pète un plomb et c’est le début d’une chute vertigineuse. Dès son premier roman, Jason Starr fait preuve d’un incroyable talent pour nous immerger dans la psychose de ses personnages. Il poursuivra dans cette veine avec « Mauvais karma » et « La Ville piège ».

Dans le même genre :
Plender, de Ted Lewis

vendredi 6 juillet 2012

Travail soigné, de Pierre Lemaitre


Premier roman de Pierre Lemaitre, et peut-être son meilleur. On y trouve tous les éléments d’un bon roman policier : un tueur en série particulièrement vicieux, un flic hargneux, un rythme nerveux, du suspense et des rebondissements inattendus. La cerise sur le gâteau : des références à plusieurs polars qui ne peuvent que plairent à un fan du genre. D’ailleurs on n’est pas surpris de voir surgir les noms de James Ellroy et David Peace. Toute proportion gardée, on sent sous la plume de Pierre Lemaitre la même économie de mots, la recherche d’un rythme sec et cadencé des plus efficaces. Un style parfait alors que nombre d’auteurs de thriller ont la fâcheuse tendance à dire en trois pages ce qui pourrait être dit en trois lignes. 

Dans le même genre :
Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet, d'Antoine Bello

vendredi 29 juin 2012

Miséricorde, de Chris Alder Olsen


Nouvelle déception avec ce thriller danois qui a reçu le grand prix des lectrices Elle du roman policier. Une femme est enlevée puis séquestrée pendant cinq ans sans voir la lumière du jour. La grande question qui est censée nous tenir en haleine tout du long : séquestrée par qui et pour quelle raison ? Le problème c’est que l’on devine la réponse très rapidement. Alors oui, le duo que forment Carl Mock, policier mis sur la touche, et son assistant doté d’une intuition hors pair, est plutôt sympathique mais ça ne suffit pas pour nous accrocher. C’est dommage car il aurait suffit que l’auteur élude deux trois passages, voire quelques phrases seulement pour éviter de nous mettre la puce à l’oreille trop tôt. Tout ça nous donne un thriller un peu mou et trop attendu.  

Dans le même genre : 
Le Silence des agneaux, de Thomas Harris

dimanche 24 juin 2012

Mr Monster, de Dan Wells

Ce livre est la suite de « Je ne suis pas un serial killer » (que je n’avais pas lu). Le héros est un gamin de 16 ans qui se trouve être un sociopathe et qui tente de faire taire ce Mister Monster tapi au fond de lui pour ne pas virer total serial killer. Dexter version teenager en quelque sorte. Pourquoi pas. Sauf qu'il manque un style dans l’écriture et surtout une intrigue qu’on aimerait un peu plus recherchée. La première partie du livre revient principalement sur les événements du premier opus, la seconde relate les tentatives du héros de s’échapper d’une cave où il est séquestré par une entité démoniaque… Sans intérêt.

Dans le même genre :
Dexter, de Jeff Lindsay

vendredi 22 juin 2012

L’Invisible, de Robert Pobi

Mon dieu que ce livre est long ! Je dois reconnaître que je m’ennuyais tellement au bout des 200 premières pages que j’ai commencé à lire en diagonale, en m’accrochant aux dialogues. L’action ne se déploie véritablement que lors des 100 dernières pages (sur 400). Un peu juste pour ce qui est décrit comme un thriller haletant. Avant ça, tout n’est que bavardage insignifiant au fil d’une intrigue ponctuée de scènes invraisemblables qui frôlent le ridicule (la timbale étant décrochée avec l’enfant autiste qui résout un puzzle insurmontable). On sent que l’auteur à construit son roman autour d’une seule idée (le retournement final, qui n’est même pas à la hauteur des attentes) et qu’il a laborieusement tenté de combler les pages blanches de ce qui aurait pu n’être qu’une nouvelle au lieu d’un roman de 400 pages.

Dans le même genre :
Shutter Island, de Dennis Lehane